Manuscrits numérisés de la collection générale (Ms. 2766-2945)

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Mots clés typologiques

Suzanne au bain et les Vieillards

Cote/Cotes extrêmes

Rés. Ms. 2857

Date

[ca. 1880-1890]

Mention de responsabilité

feuillet enluminé par le "Spanish forger" ou "Faussaire espagnol jeune"

Langue des unités documentaires

latin

Lieu de publication, production et/ou distribution

[S.l.]

Type de présentation matérielle et importance matérielle

1 fol. sous cadre

Présence d'illustration

ill. en coul.

Dimensions et unité de dimensions

17,7 x 12,8 cm (cadre), 14,7 x 9,8 cm (feuillet)

Historique de la conservation

Achat par la Bibliothèque municipale d'Angers en décembre 2017 auprès d'Alex Brunet qui le tenait depuis octobre 2016 de Thierry Ferrand, brocanteur à Paris.

Forme du contenu

Manuscrit

Notes sur le contenu

Sont joints au document original (non numérisés) : Correspondance électronique entre François Avril et Marc-Edouard Gautier sur l'identification du peintre (courriels des 1er et 3 août 2017). Facture de Thierry Ferrand à Alex Brunet (19/10/2016).

Autres notes

Enluminure représentant la chaste Suzanne au bain, observées par deux vieillards (Daniel, XIII) dont celui de droite porte un grand chapeau conique copié de la représentation d'un officier du roi René sur l'aveu de Jean de Sainte-Maure (Archives nationales, AE II 481A) et d'une Chronique de Froissart (Paris, BnF, n.a.f. 9604, f. 1). Les marges sont ornées du toupin des cordiers et de la devise "en un" du roi René (copiée "Vi" par erreur). Au verso, le texte présente la fin du chapitre suivant du livre de Daniel (« in loco suo. Venit ergo rex die septi[mo] ut lugeret Danielem : et venit ad lacum, et introspexit, et ecce Daniel sedens in medio leonum. Et exclama[vit] voce m[agna] rex , dicens: Magnus es, Domine Deus Da[nielis]. Et extraxit eum de lacu leonu[m]. Po[rro] illos, qui perditionis ejus causa fuer[ant, intromi]sit in lacum, et devorati sunt in m[omento] coram eo », Daniel, XIV, 38-41) dans un module paléographique atypique qui ne pourrait correspondre qu'à une Bible ou à un bréviaire de grand format en contradiction avec les encadrements de la miniature qui semblent destinés à une pleine page de petit format. Ce feuillet est un faux peint et calligraphié par un artiste que François Avril identifie comme le Spanish Forger (correspondance électronique avec Marc-Edouard Gautier, août 2017).

Notes sur l'exemplaire en main

Feuillet présenté en montage évidé dans un entre-deux-verres encadré d'une baguette dorée.