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Collection David d'Angers
La vieille crosse de fusil de Waterloo
Mention de responsabilité
par Pierre-Jean David d'Angers
Langue des unités documentaires
Lieu de publication, production et/ou distribution
Type de présentation matérielle et importance matérielle
Dimensions et unité de dimensions
Historique de la conservation
Offert à Louis Pavie par David d'Angers. Transmis par ligne directe de Victor Pavie, fils du précédent à Pascale Voisin jusqu'en 2018. Achat par préemption au bénéfice de la bibliothèque municipale d'Angers, avec l'aide du Ministère de la Culture au titre des Acquisitions patrimoniales d'intérêt national (APIN), à l'Hôtel des ventes du Maine, Maîtres Chauviré et Courant, 1 rue du Maine, 49100 Angers, le 26 juin 2018, lot 15. Propriété de la Ville d'Angers.
Notes sur la zone de la forme du contenu et du type de médiation et sur les types spécifiques de ressource
Deux états différents du texte, abondamment annotés et corrigés : 1er état daté (5 p. sur 4 f.) ; 2e état avec titre (5 p. sur 3 f.).
Incipit du 1er état : « On dit qu'avec les années, les sensations s'usent, non ce que j'éprouvais en pressant dans mes mains agitées, par l'étrainte de cette vieille crosse de fusil plaine de terre que je vais suspendre avec un ruban tricolore [...] je l'éprouve encore actuellement en 1825. J'ai visité le champ de bataille de Waterloo, des ouvriers étaient occupés à achever une butte sur laquelle devait être placé ce lion Belge qui doit rappeller aux générations à venir nos malheurs, je vis dans une brouette de terre, cette crosse, je l'obtins sans peine et je l'emportais à Bruxelles ; renfermé chez moi, je passais une partie de la nuit devant elle, je la contemplais ; il me semblait alors qu'elle me révellait toute la vie d'un de ces braves dont le type ne se reproduira dans un siècle à venir. Comme elle dut être serrée par les mains du brave qui promena glorieusement ce vieux fusil dans toute l'Europe vaincue par nos soldats, toutes ces entailles sur cette crosse annoncent qu'il a lutté longtems ». -- Incipit du 2e état : « Comme elle dut être serrée par les vaillantes mains du soldat qui promena glorieusement ce vieux fusil dans toute l'Europe vaincue par nos phalanges ! toutes ces entailles qui sont empreintes sur cette crosse annoncent une lutte acharnée et que l'étreinte fut tellement puissante qu'on fut obligé d'enterrer ensemble le guerrier et son ami. Actuellement cette précieuse relique couverte d'une terre vénérée (car le sang des braves la sanctifie) est soutenue par un ruban tricolore au milieu de vieilles armures. [...] En 1814, un grenadier de la République et de la garde impériale [...] vie à quelques lieux d'Angers fut licencié, il revint chez son père qui avait vieilli dans le travail des carrières d'ardoises, actuellement infirme et vivant 'un faible secours qui lui faisaient ses camarades, un retour du fils en secours rassurant mais le soldat travailla avec ardeur pour son père et la jeune femme qu'il venait d'attacher à son sort. Il jouissait du bonheur que procure une bonne conscience souvent les jours de fêtes on le voyait assis devant sa petite cabanne regardant avec bonheur les jeux naïfs des enfants, les uns jouant au soldat, d'autres petits marins faisant voguer sur un ruisseau, un sabot surmonté d'une voile et ayant une cargaison de cailloux. »